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WALDIGHOFFEN : Dimanche 4 mars 2018

Projection de créations audio-visuelles sur le thème "Quand les images racontent des histoires"

 

Dimanche 4 mars 2018 à 15 heures,

 

le Cercle d’histoire de Waldighoffen

et le photographe et réalisateur Jean-Paul Brobeck

vous invitent pour la 6° année consécutive

à leur projection annuelle autour du thème :

quand les images racontent des histoires.

Ils présenteront une série de créations audiovisuelles sur différents thèmes qui vont du voyage, au reportage en passant par le témoignage humain, les  réflexions philosophiques, sans oublier bien sûr l’humour.

 

Jean-Paul comment définissez-vous l’expression création audiovisuelle ?

Comme le mot l’indique, l’audiovisuel est le mariage de l’image et du son.
Quelque soit l’époque, les hommes ont toujours essayé de retenir des souvenirs, alors ils se sont mis à dessiner, à peintre, à sculpter.
Il y a presque 200 ans, on a inventé une nouvelle technique : la photographie.
Il n’y a qu’à regarder autour de nous, pour voir que la photographie a véritablement envahi notre monde.
D’abord réservée à une « élite », la photographie ne cesse de se démocratiser si bien qu’à l’heure actuelle, le moindre téléphone portable comprend un appareil photo.
Photographier c’est bien, mais partager ses photos c’est mieux.
Le problème du partage a toujours été au centre des préoccupations des photographes.
Alors, on accroche les photos sur les murs d’une exposition.
Mais il y a beaucoup mieux.

C ‘est dans les années 50 que des photographes ont eu l’idée de projeter leurs images sur un grand écran. Un partage à plus grande échelle que celui via les expositions. Le diaporama était né.

 

Jean-Paul vous avez fait des diaporamas ?

Je pense bien ! Mon premier diaporama remonte à 1969.
Faites un rapide calcul, cela va faire bientôt 50 ans.
Au départ, on montrait ses plus belles images. Puis, un jour, quelqu’un eut l’idée de montrer ses images sur un fond musical. Parfois, le présentateur donnait des explications et pour ne pas les redire à chaque séance, il enregistrait ses commentaires. C’est ainsi que la bande sonore est née.
Le diaporama évolua très vite car il y avait beaucoup d’amateurs. Les salles étaient combles.

 

Jean-Paul : vous avez rempli des salles ?

Et oui, nous avons même été obligés de projeter le samedi soir et le dimanche après-midi tellement il y avait de monde. Joseph Haas, le président du Cercle d’histoire m’a connu a fait parti des spectateurs de la première heure. Le bon vieux temps !

 

Jean-Paul vous semblez regretter

Oh, je ne vais pas vous faire le coup des sanglots dans la voix, mais il  faut bien le constater, l’évolution technologique a été tellement rapide, que la photographie a été rapidement suivie par le cinéma Super 8, la vidéo. Toutes ces nouvelles techniques ont un côté fascinant.

D’ailleurs, le gros problème a été le passage à la photographie  dans les années quatre vingt dix qui a sonné le glas des diapositives. Maintenant, il existe des projecteurs qui projettent les fichiers numériques. Plus besoin d’attendre que les diapositives reviennent de l’usine de développement. Les résultats sont directs : le fameux tout, tout de suite, tout à fait. Même certains nouveaux portables comportent une fonction projection.


Le diaporama est donc devenu plus facile ?

Cela pourrait être une question piège. Mais non, il faut bien l’avouer, la technique est devenue plus facile il est vrai, mais le diaporama - il faudrait d’ailleurs dire la création audiovisuelle - reste un art difficile.
Tenez, je vais prendre un exemple :
Enregistrer sa voix est à la portée de tout le monde. Il suffit de presser un bouton.
Ce n’est pas pour autant que vos paroles auront un sens.
Dans chaque art, on distingue la technique et le message.
La technique doit être au service du message.
Si on n’a rien à dire, alors vaut mieux se taire. Coluche le disait de façon plus brutale.


Jean-Paul où en est-on aujourd’hui ?

Et bien, quand on fait les comptes après plus d’un demi siècle, il faut bien constater que les amateurs de créations audiovisuelles ne sont pas particulièrement nombreux.
Oh bien sûr, l’audiovisuel englobe aussi bien les soirées genre connaissance du monde que les soirées cinéma. Au sens large, il y a de plus en plus de spectateurs.
Mais, quand on se situe sur le plan de la pure création, c’est une autre paire de manches.
Pour créer : il faut imaginer un scénario, écrire les dialogues, dénicher les musiques, aller à la recherche des images, des bruitages parfois…
Ce n’est d’ailleurs qu’un début, car ensuite viennent les longues heures de montage et les modifications, car on n’est que rarement satisfait.

Vous en connaissez beaucoup des gens qui acceptent ou qui peuvent consacrer des centaines d’heures à leur hobby ? Il ne faut pas rêver, la plupart d’entre nous, nous y consacrons beaucoup de temps et nos propres deniers sans pouvoir espérer rentabiliser.

La F.P.F. Fédération Photographie de France, ouvre ses portes aux créateurs d’audiovisuels. Elle organise des rencontres et des compétitions à différents échelons :

le niveau régional, le niveau national et puis tout en haut, la Coupe de France.
Il existe aussi des compétitions internationales. Nous avons été sélectionnés pour participer à une manifestation en Allemagne à Villingen Schwenningen véritable championnat du monde.


Et vous, Jean-Paul où en êtes vous ?

Tout d’abord, je tiens à souligner que les compétitions ne sont pas une fin en soi. Rencontrer l’Autre, se confronter à d’autre façon de voir doit avant tout être un facteur d’émulation.
En Alsace, il y a que quelques très rares tauteurs, mais l’audiovisuel ne fait plus recette.
J’ai du me résoudre à devenir membre d’un club de la région PACA depuis bientôt 10 ans. Je participe chaque année au concours régional. J’ai très  souvent été sélectionné pour représenter la région PACA au niveau national ainsi qu’au niveau de la coupe de France. Avec l’âge, on me demande aussi de plus en plus de faire parti des jurys. Mais c’est à cause de l’âge…


Et alors,  le 4 mars à Waldighoffen ?

Le 4 mars, c’est notre 6° projection. Cela fait un bail que je travaille avec l’aide et le soutien de Joseph Haas, le président du Cercle d’histoires et des membres.
Nous avons concocté un programme dans lequel alternent nos créations personnelles et celles des amis des autres régions. Il y a une sorte de solidarité entre ex diaporamistes.
Quand l’un d’eux organise une manifestation, les autres viennent le soutenir en lui envoyant leurs créations. C’est à vrai dire ce qui nous permet de survivre.
Il faut investir beaucoup de temps et j’ai du mal à faire un nouveau film chaque année. Réaliser deux films relève du stakhanovisme.


Quel est le programme ?

Il y aura du bon comme chaque année, notamment un film que je considère comme l’un des plus beaux que j’ai vu. Du moins, l’un des plus émouvants.
De notre côté, nous retrouverons notre acteur fétiche Jean Eglin dans le rôle d’un papy qui se décide (enfin) d’acheter un portable, ainsi qu’un film qui retrace la formation des chiens guides pour handicapés visuels.


Où, quand, comment ?

Où ? Waldighoffen : salle du forum des associations.
Quand ? Dimanche 4 mars 2018. Début des projections 15 heures précises.
Comment ? Avec plaisir bien sûr.


Recommandations.

Soyez à l’heure. Nous commençons la projection à 15 heures précises.
Pas d’entrée pendant qu’un film passe.