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Vous êtes ici : Accueil Vie cultuelle Actualités Les obsèques du Curé Antoine DITNER, le 5 juin 2013 à Waldighoffen Le discours de Jean-Luc LABORDE, président du conseil de Fabrique
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Le discours de Jean-Luc LABORDE, président du conseil de Fabrique

Il s'est exprimé à la fin de la messe :

Chers Paroissiennes et paroissiens de Waldighoffen, de Riespach et d’ailleurs,
Frères et sœurs dans la foi,
Chère Famille,

Aujourd’hui est un jour de tristesse et à la fois de joie !

C’est un jour de tristesse, car nous sommes tous aujourd’hui, à des degrés différents, orphelin par la perte d’un guide spirituel ou d’un ami ou d’un formateur ou d’un accompagnateur…..Car c’est bien dans tous ces rôles que l’Abbé Ditner s’est imposé durant tant d’années au sein de notre paroisse auprès de tous ses paroissiens et notamment des jeunes qu’ils aimaient tant.

C’est aussi un jour de joie, car il regagne à présent la maison du Père et va pouvoir ainsi retrouver ses oncle et grand-oncle. Il voulait tant venir voir son église depuis qu’il avait appris qu’une rénovation était en cours de réalisation. Nous avions décidé au mois d’avril, au sein du conseil de Fabrique, de lui faire la surprise de l’inviter pour la fête patronale, le 30 juin prochain. Mais il nous a fait la blague de venir visiter son église un peu plutôt que prévu.

C’est un jour de joie, aussi, car il permet aussi de rassembler autour de lui, une dernière fois, tous ceux qui l’ont apprécié ou tout simplement aimé.

Car il est vrai que cela fait déjà presque 25 ans que l’Abbé Ditner avait quitté notre paroisse. Et pourtant le souvenir de son passage à Waldighoffen, clôturant 120 années de présence de la famille Ditner, a laissé des traces indélébiles et vivantes, toujours visibles parmi nous.

J’ai toujours plaisir à rappeler que toutes celles et ceux qui œuvrent encore en tant que laïcs engagés ou même vicaire épiscopal, comme Hubert ici présent, sont tous issus de la génération Ditner.

Sans vouloir parler pour les autres, je peux juste vous dire que je suis « tombé dedans » à l’âge de 14 ans à l’occasion de ma communion solennelle. C’est là que l’abbé Ditner, dixit ces paroles, « avait repéré un lecteur sans accent ». Et c’est ainsi qu’a commencé mon parcours de lecteur pour poursuivre par servant d’autel occasionnel, chanteurs, acolytes, organiste, membre de la jeunesse franciscaine, j’en passe et des meilleurs…
Puis c’est toujours lui qui nous a marié ma femme et moi et qui a baptisé nos deux enfants.

Mais parallèlement à tous cela, c’est son humour et sa joie de vivre qui ont tirés vers le haut toute une génération de jeunes.

Je l’entends encore dire avec cet humour qui lui correspond, lorsqu’il observait depuis la sacristie, les paroissiens qui arrivaient pour les offices : Dès qu’il voyait l’un d’entre eux faire une génuflexion ne correspondant pas au critère du canon romain, il disait à voix basse en ricanant : « Encore un qui a de l’arthrose dans les genoux ! »

Ou bien dans la sacristie lorsque les servants de messe devenaient insupportables, il disait en serrant les dents : « Il faudrait les tuer pour leur apprendre à vivre… ! » et de s’esclaffer bruyamment.

C’était tout cela l’abbé Ditner et bien plus encore….Mais là, cela prendrait vraiment beaucoup trop de temps pour vous raconter les retraites à « La Flatière » ou à « La Roche d’or ». Je suis persuadé que de là où il se trouve maintenant, il doit être ému et aussi être en train de rire.

Eh bien pour toute cette vie de prêtrise si bien remplie, je remercie le Seigneur d’avoir mis sur mon chemin de pérégrination, un prêtre unique, comme lui.

Puissent ses successeurs en faire autant pour tous les jeunes de nos paroisses afin de ranimer cette petite lumière qui ne doit pas s’éteindre au fond de leur vie de chrétien.