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Le Petit Paris à Waldighoffen

Une mini tour Eiffel fut construite à l'occasion de la fête pour la libération prévue le 9 septembre 1945 à Waldighoffen.

D’où vient le surnom
« Petit Paris »
de Waldighoffen ?

Article-Tour-Eiffel en bois-Waldigh-1954

« La tour Eiffel de Waldighofen
lance un défi aux nuages… »

L’occupation allemande, de 1940 à 1944, fut bien sûr une période difficile ; malgré les expulsions, les enrôlements de force dans l’armée allemande, les internements, la déportation et les victimes militaires et civiles, la population de WALDIGHOFFEN est restée unie et résistante face à l’ennemi de l’époque.

Aucune collaboration et dénonciation ne furent signalées.

La fête de Libération

Après les hostilités et la liberté reconquise, la communauté fut très fière de célébrer la fête de la Libération prévue pour le 9 septembre 1945.

C’était l’époque des grands enthousiasmes.

Plusieurs mois avant l’événement, toute la population était occupée à sa préparation.

Le monument aux morts démoli par les allemands fut reconstruit en bois par les menuisiers, dessiné par Max SCHOENBERGER, ingénieur et chef de la Subdivision EDF du Sundgau. Il présida le Syndicat d’Initiative nouvellement créé pour relancer la vie culturelle et le comité pour l’organisation de la « Fête de la Libération ».

Tour-Eiffel-Waldighoffen-1945

Deux artisans particulièrement ingénieux voulurent faire une œuvre originale.

L’un deux, Lucien EGLIN, mécanicien serrurier, monta une roue lumineuse, tournant au sommet de la cheminée de l’usine. Un jeu d’ampoules bleues, blanches et rouges, s’allumaient successivement, inscrivant dans le ciel « Vive la France ».
L’autre, Henri UEBERSCHLAG, agent de l’EDF (qui fut plus tard Maire du village), eut l’idée de construire une Tour Eiffel en miniature.

Ses dimensions étaient à l’échelle de 1/50 (plus de 6 mètres de haut). Elle fut placée sur des colonnes au centre de la piste de danse. 364 bouts de bois de toutes dimensions furent utilisés et 232 croisillons lui donnaient la stabilité.

La veille fut organisée retraite aux flambeaux et le dimanche, le programme était chargé à partir de 7 heures du matin jusqu’à tard dans la nuit avec la cérémonie au cimetière, la réception des généraux de LATTRE de TASSIGNY, TOUZET du VIGIER, BABST, de nombreux officiers supérieurs qui commandaient les différentes unités libératrices et les officiels du département, les inaugurations de la Rue du 19 Novembre et du monument de Jeanne d’Arc, le défilé militaire et à 16 heures le cortège avec des chars dont certains avait 12 mètres de long.

Puis ce fut le concert de la musique et le soir le bal public.

Une fête sans précédent

Dans les rues, on se croyait dans un quartier de la capitale lors du 14 juillet.

 Fête de la Liberation - place Jeanne d’Arc

Et bien ce dimanche-là, les visiteurs affluèrent par centaines et quand le curé de GRENTZINGEN s’apprêta à célébrer les vêpres et en voyant défiler les gens à pied et en vélo, il posa la question aux passants « Gehn d’r alli uf Klei-Paris ? » (Allez-vous tous à Petit Paris ?)

Fête de la Libération-bateau

La réussite de cette fête dépassa de loin tout ce qui avait été présenté jusqu’alors dans la région.

Par la suite, la Tour Eiffel fut placée à l’entrée du village devant la centrale électrique et après dix ans, elle fut enlevée pour cause de vétusté. Durant quelques décennies, notre bourg fut surnommé par les villageois environnants « Petit Paris ».

René Minery

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